I’M LEGEND

I’M LEGEND
Francis Lawrence, 2007

LE COMMENTAIRE

En plus de 2017 années d’existence, sans compter les années avant Jésus, on peut dire que l’humanité a fait du chemin. On pense aux avancées technologiques comme la voiture électrique, le squatty potty, la réalité augmentée mais aussi les avancées sociétales: le mariage gay, la parité hommes-femmes. On en oublierait parfois qu’il reste encore du travail et que le monde est toujours sous la menace d’une décivilisation (cf Donald Trump). On se croit en sécurité à Times Square, noyé dans la foule et les néons. En fait on est toujours dans la jungle.

LE PITCH

Le Lieutenant Colonel Robert Neville (Will Smith) survit dans les rues inhabitées de Manhattan.

LE RÉSUMÉ

Les scientifiques pensaient venir à bout du cancer. Ils ont échoué. Par contre ils sont venus à bout de la surpopulation. Le vaccin qui devait soigner tout le monde a tué 94% de la population et en a épargné un petit % dont Robert Neville, sa chienne Sam et d’autres animaux sauvages. Les 5% restants sont transformés en créatures vampiriques.

Chaque jour, Neville lance des appels radio pour retrouver peut-être des rescapés.

My name is Robert Neville. I am a survivor living in New York City. I am broadcasting on all AM frequencies. I will be at the South Street Seaport everyday at mid-day, when the sun is highest in the sky. If you are out there… if anyone is out there… I can provide food, I can provide shelter, I can provide security. If there’s anybody out there… anybody… please. You are not alone.

Puis il part à la chasse dans Manhattan, en prenant soin de rentrer chez lui à l’heure pour se barricader car les mutants grondent la nuit. Ils craignent la lumière du soleil comme tout bon vampire qui se respecte.

Neville est un ancien virologue de l’Armée Américaine. Il a perdu sa femme et son fils pendant l’évacuation de New-York. Immunisé, il a décidé de rester et travaille désormais sur un antidote. Il réussit à faire prisonnier un mutant et commence à l’étudier dans son laboratoire. Les mutants semblent plus évolués qu’il ne le soupçonne. Il se fait piéger par l’un d’entre eux et perd sa chienne dans la bataille.

Seul, Neville est victime de la solitude. Taper des balles de golf dans le vide et parler à des mannequins dans des magasins abandonnés, ça ne l’amuse plus. Il part en pleine nuit dans une mission kamikaze pour buter un maximum de mutants. Il manque de trouver la mort. Il se fait secourir miraculeusement par deux autres rescapés Anna (Alice Braga) et Ethan (Charlie Tahan) venus du Maryland pour le retrouver.

De retour chez lui, Neville est surpris de voir que son antidote semble fonctionner sur le mutant qu’il a capturé: son rythme cardiaque se ralentit et il semble retrouver forme humaine. Malheureusement les autres mutants ont retrouvé sa trace. Ils pénètrent dans sa maison et s’apprêtent à détruire son laboratoire. Neville a juste le temps de confier un échantillon de son antidote à Anna et Ethan. Il fait diversion, au péril de sa vie, pour qu’ils puissent s’enfuir.

Anna et Ethan atteignent un camp militaire dans le Vermont avec le fruit du travail de Neville qui rentre dans la légende.

We are his legacy. This is his legend. Light up the darkness.

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L’EXPLICATION

I’m Legend c’est plus fort que Jésus.

Dans la vie rien ne se passe vraiment comme prévu.

Nothin’ happened the way it was supposed to happen.

Le Dr Krippin (Emma Thompson) qui pensait bien avoir terrassé le cancer ne pensait pas qu’elle serait responsable de l’extinction de la planète. Et en fait la catastrophe vient toujours d’où on ne l’attend pas, car on pêche par orgueil. Krippin est bien trop occupée à célébrer son propre succès sur les plateaux de TV pour soupçonner que son vaccin peut muter.

So you have actually cured cancer?

Yes, yes… yes, we have.

La femme s’est crue plus futée que tout le monde et elle a laissé un beau bordel derrière elle. Celui qui sauve véritablement le monde c’est l’homme, en la personne de Robert Neville.

Il sauve le monde de par son humilité. Il faut dire que le destin lui a forcé la main. Il a tout perdu, sauf sa chienne. C’est parce qu’il n’a plus rien qu’il consacre pleinement sa vie pour les autres.

Il sauve le monde car il est obstiné. Chaque jour, il refuse d’accepter que ça soit la fin. Et bien que la situation soit désespérée, dans un Manhattan vidé de ses New-Yorkais, il part bosser. Il rentre à l’heure. Il se rationne. Et il continue de mener ses expériences jusqu’à ce que l’une d’entre elles finisse par fonctionner. Ce sens du devoir, il le doit à l’armée évidemment ainsi qu’à Bob Marley qui sous ses airs cool était un bourreau de travail.

He had this idea. It was kind of a virologist idea. He believed that you could cure racism and hate… literally cure it, by injecting music and love into people’s lives. When he was scheduled to perform at a peace rally, a gunman came to his house and shot him down. Two days later he walked out on that stage and sang. When they asked him why – He said, ‘The people, who were trying to make this world worse… are not taking a day off. How can I? Light up the darkness.’

Neville sauve le monde car il n’attend pas après quelqu’un d’autre pour le faire, comme Dieu par exemple. Il vit dans le réel. Et dans le réel il n’y a personne d’autres que des hommes et des mutants. Il se permet donc de recadrer Anna.

We just have to listen. If we listen, we can hear God’s plan.

God’s plan?

Yeah.

All right, let me tell you about your « God’s plan ». Seven billion people on Earth when the infection hit. KV had a ninety-percent kill rate, that’s five point four billion people dead. Crashed and bled out. Dead. Less than one-percent immunity. That left twelve million healthy people, like you, me, and Ethan. The other five hundred and eighty-eight million turned into your dark seekers, and then they got hungry and they killed and fed on everybody. Everybody! Every single person that you or I has ever known is dead! Dead! There is no god!

Comme toute légende, le récit de Robert Neville n’est peut-être pas d’une précision irréprochable. Les plus racistes prétendront aussi que le sauveur était blanc, avec une barbe et les cheveux longs. En tout cas, on a écrit deux livres pour Jésus. Robert Neville méritait bien un film. Car il est important que la légende de ces « petites gens » se perpétue. Qu’est-ce que Jésus a fait pour l’humanité? Il a inventé l’alcoolisme en transformant l’eau en vin. Bravo.

Rendons plutôt hommage à ceux et celles qui se sacrifient au quotidien pour que d’autres puissent continuer à manger chez Flunch ou bien partir en croisière sur la Méditerrannée à bord de yachts privés luxueux. Merci.

LE TRAILER

Cette explication n’engage que son auteur.

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