Qui?

Alors il y a la question du « qui? » puisqu’elle compte quand même forcément. Comme disait un penseur célèbre, « On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui ».

On l’aura deviné, l’auteur se réclame de l’héritage Desprogien fait de cynisme et d’absurde. Il est un disciple du Baerisme et de son sens de la poésie. Il s’inscrit dans une mouvance Onfrayienne, en essayant de garder un oeil critique sur ce qui l’entoure. Il vit dans l’angoisse d’être à la recherche de quelque chose qu’il ne trouvera sûrement jamais.

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En matière de cinéma, les inspirations de l’auteur sont hétéroclites. Il peut aimer Kubrick, Nicholson, Audiard, Diane Keaton ou bien Dupontel, Scamarcio, Paul Thomas Anderson, Pam Grier mais aussi Cluzet, Mahershala Ali, Canet, Nolan, Daniel Day-Lewis, Kassovitz, Amy Adams, Cassel ou Léa Seydoux. Et il oublie De Niro et Denis Villeneuve.

Il pense qu’avoir un film préféré ça ne fait pas trop de sens. Il n’a pas (encore) vu Casablanca. Il est convaincu qu’on n’est pas obligé d’aimer la Nouvelle Vague pour aimer le cinéma, même si c’est quand même mieux d’avoir vu Qu’Est-Ce Qu’On A Fait Au Bon Dieu? avant de pouvoir affirmer que c’est nul. L’auteur essaie de ne pas faire de sectarisme, même si ça ne l’empêche pas d’avoir un avis. Il le garde cependant pour lui.

Les critiques du Cercle s’écoutent un peu trop à son goût. Il préfère la Master Classe de Pierre Lescure parce que c’est inspiré de Inside the Actor Studio.

Il trouve aussi que Depardieu exagère, surtout quand il parle de Maurice Pialat.

L’auteur, c’est un projet ou une passion plus qu’une personne, un âge ou un genre. Alors il parle de lui à la 3e personne.

De toute façon, le « qui? » n’est pas la question la plus importante. Quand Raymond demandait avec insistance « Qui joue en première base? », il tournait en rond. En plus, la blague tombait complètement à plat en français.

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Laissons plutôt la place aux histoires et à leurs explications.