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DALLAS BUYERS CLUB

DALLAS BUYERS CLUB

Jean-Marc Vallée, 2013

LE COMMENTAIRE

Il y a un temps pour tout. La jeunesse nous donne toutes les excuses pour être arrogant. On met ses lunettes de soleil et on frime du mieux qu’on peut. Avec les années, on prend du plomb dans la cervelle – et dans l’aile. La carrosserie s’abime. Le moteur montre des signes de faiblesses. C’est le moment de prendre sa respiration et jouer cartes sur table. Arrive un moment dans la vie où l’on ne peut plus se cacher.

LE PITCH

Un cow-boy tombe de cheval.

LE RÉSUMÉ

Ron Woodrof (Matthew Mc Conaughey) est une force de la nature. Il monte des taureaux enragés. Extrême à la fois dans sa violence, son machisme et son homophobie. À vrai dire, il est extrême dans tout ce qu’il entreprend. Ce taré commence à avoir des malaises. Lui qui voit la vie comme un grand huit va se prendre un joli coup d’arrêt quand le médecin lui annonce qu’il a le SIDA (cf Philadelphia) et qu’il n’en a plus que pour une trentaine de jours (cf 120 Battements par Minute).

Déjà, le SIDA, il ne sait pas ce que c’est. Quand on lui explique, cet hétéro convaincu pense que cela ne le concerne pas. Cela ne peut pas être pour lui qui n’est pas pédé. L’idée qu’il puisse en mourir est tout simplement inconcevable car il se considère increvable.

There ain’t nothin’ out there can kill fuckin’ Ron Woodroof in 30 days.

Personne ne lui dicte quoi que ce soit, pas même le SIDA. Woodrof aurait du faire cette pub légendaire : le SIDA ne passera pas par moi. Le traitement qu’on lui administre semble ne pas être de taille. Physiquement très amoindri, il prend conscience que la prophétie du professeur est en passe de se réaliser. S’il ne fait rien, il ne finira pas le mois. Woodrof décide alors de partir au Mexique où il a eu vent de docteurs aux traitements miracles, interdits aux États-Unis. Il tente le tout pour le tout.

Récompensé par ce traitement miraculeux, le malade a un peu plus de temps devant lui.

Le temps de rencontrer Rayon (Jared Leto), un autre malade, qui va donner à Woodrof l’idée de lancer un business: le Dallas Buyers Club. C’est ainsi que le cow-boy se mue en homme d’affaires. Il fait des aller et retours au Mexique pour s’approvisionner et les malades peuvent venir se servir en médicaments interdits. Woodrof l’homophobe va apprendre à aimer ses clients, pour la plupart gay (cf Pour le pire et pour le meilleur).

De bataille en bataille contre la FDA, il survivra à sa maladie pendant 7 ans avant de finir à terre.

L’EXPLICATION

Dallas Buyers Club, ce sont quelques années pour devenir un peu moins bête.

Certain·es passent sept ans au Tibet. D’autres utilisent ces sept années pour changer. Chacun·e prend le temps qu’il faut.

Ron Woodrof part de très loin mais il va vivre quatre belles histoires:

Pour la petite histoire, le vrai Woodrof aurait été bisexuel, donc pas forcément aussi homophobe qu’on ne le pense. Ou en tout cas pas aussi dégoûté que cela à l’idée de tripoter le zizi du mec d’en face. Bien que fan de rodéo, il n’aurait pas monté de taureaux lui-même. Et il n’aurait pas été si violent que ça. Tout cela reste donc du cinéma (cf Treasures from the Wreck of the Unbelievable).

Une belle arnaque en somme!

LE TRAILER

Cette explication de film n’engage que son AUTEUR.

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