TERMINATOR 2 : LE JUGEMENT DERNIER

TERMINATOR 2 : LE JUGEMENT DERNIER

James Cameron, 1991

LE COMMENTAIRE

Nous en sommes encore à nous demander qui de nous ou des machines vont conduire nos camions. Nous pourrions d’abord nous inspirer de l’artiste pédophile Michael Jackson (cf Leaving Neverland) pour lequel la couleur de peau n’avait pas d’importance. Ce n’est pas l’un ou l’autre, nous pouvons peut-être cohabiter. Nous pourrions ensuite penser la mixité à la manière de Seth Brundle (cf La Mouche), ce scientifique génial qui avait fait malgré lui l’expérience de la fusion. À l’heure du transhumanisme, certains ont déjà commencé à réfléchir à comment la technologie embarquée pourrait faire de l’homme un Übermensch.

LE PITCH

Les machines remontent à nouveau le temps pour se débarrasser des hommes.

LE RÉSUMÉ

Skynet avait tenté de tuer Sarah Connor en 1984 (cf Terminator). Après l’échec de cette tentative, un T-1000 (Robert Patrick) est envoyé cette fois-ci en 1996, un an avant l’apocalypse nucléaire, afin de tuer John Connor (Edward Furlong), le fils de Sarah. Heureusement, la résistance envoie également un T-800 (Arnold Schwarzenegger) reprogrammé pour protéger l’adolescent.

Three billion human lives ended on August 29th, 1997. The survivors of the nuclear fire called the war Judgment Day. They lived only to face a new nightmare: the war against the machines. The computer which controlled the machines, Skynet, sent two Terminators back through time. Their mission: to destroy the leader of the human resistance, John Connor, my son. The first Terminator was programmed to strike at me in the year 1984, before John was born. It failed. The second was set to strike at John himself when he was still a child. As before, the resistance was able to send a lone warrior, a protector for John. It was just a question of which one of them would reach him first.

Les deux Terminators arrivent à Los Angeles, nus comme des vers. Le T-800 se procure une belle moto et un blouson en cuir plutôt stylé. Tandis que le T-1000, plus évolué, prend l’apparence d’un policier. Tiens donc.

Par chance, le T-800 retrouve John le premier. De son côté, Sarah a été internée dans l’hôpital psychiatrique de Pescadero après avoir essayé de faire sauter une usine d’ordinateurs. Le T-800 prend ses ordres de John qui lui demande de libérer sa mère.

We need to get my mother.

Negative. The T-1000’s highest probability for success now will be to copy Sarah Connor and to wait for you to make contact with her.

Great, but what happens to her?

Typically, the subject being copied is terminated.

Shit! Why didn’t you tell me? We gotta go right now!

Negative. She’s not a mission priority.

Fuck you! She’s a priority to me!

Tous les trois partent au Mexique pour se réapprovisionner en armes. Sarah apprend de la bouche du T-800 que l’entreprise Cyberdyne a créée Skynet qui déclenchera plus tard la guerre atomique.

In three years, Cyberdyne will become the largest supplier of military computer systems. All stealth bombers are upgraded with Cyberdyne computers, becoming fully unmanned. Afterwards, they fly with a perfect operational record. The Skynet Funding Bill is passed. The system goes online August 4th, 1997. Human decisions are removed from strategic defense. Skynet begins to learn at a geometric rate. It becomes self-aware at 2:14 a.m. Eastern time, August 29th. 

Après avoir fait un cauchemar apocalyptique, Sarah est déterminée à retrouver Miles Dyson (Joe Morton), le patron de Cyberdyne pour l’empêcher de faire une grosse boulette.

Dyson accepte de mettre fin à son projet mais les forces spéciales interviennent. Dyson meurt dans l’explosion du laboratoire.

Le T-1000 increvable les retrouve. La traque se termine finalement dans une fonderie. Tout n’est pas terminé puisque le T-800 est toujours présent dans cette réalité. Il demande à Sarah de l’immerger à son tour dans la cuve en fusion. Quelle belle leçon.

The unknown future rolls toward us. I face it, for the first time, with a sense of hope. Because if a machine, a Terminator, can learn the value of human life, maybe we can too.

t2

L’EXPLICATION

Terminator 2, c’est un reboot système.

L’Intelligence Artificielle nous fascine (cf Ex Machina) autant qu’elle nous terrifie. Elle représente une inconnue dans laquelle nous pouvons facilement y mettre toutes nos angoisses. Si la machine est capable de faire beaucoup plus que nous, alors elle va nous mettre sur la touche (cf Substitute). Cela revient au même que d’affirmer que le camionneur Polonais à l’époque, ou que l’ouvrier Chinois aujourd’hui, vont nous faire disparaitre de la carte du monde – intentionnellement. Comme s’il n’y avait pas assez de place pour tout le monde. En fait, on se rend compte que le problème avec l’Intelligence Artificielle, c’est nous! Le souci n’est pas Instagram mais l’utilisation abusive que nous faisons des selfies. Nous sommes auto-destructeurs, sauf les présidents de la République qui préfèrent cohabiter que démissionner.

We’re not gonna make it, are we? People, I mean.

It’s in your nature to destroy yourselves.

Il ne viendrait pas à l’idée de la machine de se débrancher elle-même. Cela défie toute raison.

N’oublions pas ce que les machines ont déjà fait pour nous. Aurions nous eu le Bac sans calculatrice FX92 Collège? N’oublions pas non plus ce que nous avons encore à apporter aux machines en termes d’émotions. Peut-être que la machine a besoin de nous pour se protéger d’elle-même (cf Matrix Revolutions)?

En l’occurrence, le T-800 reste une machine de guerre… au service de l’homme. John va le modeler comme il le souhaite. Il va d’abord lui interdire de tuer.

You just can’t go around killing people.

Why?

What do you mean why? ‘Cause you can’t.

Why?

Because you just can’t, okay? Trust me on this.

Puis il va le rendre cool.

No, no, no, no. You gotta listen to the way people talk. You don’t say « affirmative, » or some shit like that. You say « no problemo. » And if someone comes on to you with an attitude you say « eat me. » And if you want to shine them on it’s « hasta la vista, baby. »

Les machines peuvent chercher leur autonomie (cf Alien : Covenant). Aujourd’hui, elles sont encore façonnées à notre image. Il existe certainement une manière de vivre ensemble si nous nous faisons confiance et que nous arrivons à nous entendre sur un projet commun. Ce n’est pas impossible, ni impensable. Il faut d’abord s’interroger sur notre propre éthique, ou celle des entreprises qui placent des objets parlants dans nos maisons.

Watching John with the machine, it was suddenly so clear. The terminator, would never stop. It would never leave him, and it would never hurt him, never shout at him, or get drunk and hit him, or say it was too busy to spend time with him. It would always be there. And it would die, to protect him. Of all the would-be fathers who came and went over the years, this thing, this machine, was the only one who measured up. In an insane world, it was the sanest choice.

La conclusion c’est que, bien dressée, la machine a le potentiel pour devenir le meilleur animal de compagnie de l’homme. Si quelqu’un devrait se sentir menacé, ce serait plutôt le chien!

LE TRAILER

Cette explication n’engage que son auteur.

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