SPIDER-MAN : BRAND NEW DAY

SPIDER-MAN : BRAND NEW DAY

Destin Daniel Cretton, 2026

LE COMMENTAIRE

Les nouvelles technologies ont tellement envahi le quotidien que l’on ne le remarque même plus. Alors que seul·es les plus de 60 ans n’ont pas les yeux rivés sur l’écran de leur smartphone dans le métro. Dans la rue, plus d’une personne sur deux s’est déjà transformée en smombie. Même les super-héros font des pauses pour consulter leurs notifications.

LE PITCH

Une force télépathique mystérieuse s’empare des New-Yorkais·es.

LE RÉSUMÉ

Après avoir choisi l’anonymat (cf Spider-Man : No Way Home), Peter Parker (Tom Holland) mène une double vie avec tous les inconvénients que cela présente (cf Batman, le Prestige).

I’m not just Peter Parker, I’m Spider-Man. And sometimes, Spider-Man has to do the hard thing. Even if it breaks Peter Parker’s heart.

Spider-Man entretient une relation professionnelle virtuelle avec Jean DeWolff (Liza Colón-Zayas) qui l’informe quand les services de police ont besoin de Spider-Man. Par contre, Peter Parker souffre quand même un peu de solitude depuis qu’il s’est coupé de sa copine MJ (Zendaya) et de son pote Ned (Jacob Batalon) dont il suit malgré tout les aventures sur les réseaux sociaux.

Yelena Belova (Florence Pugh), la nouvelle directrice générale en charge des Avengers, remue le couteau dans la plaie en faisant remarquer à Peter que la solitude ne lui réussit pas.

I prefer to keep things for myself.

Oh, that’s so sad.

Peter s’est développé un agent conversationnel qui l’aide dans son entreprise contre les méchants comme le Scorpion (Michael Mando) ou Tombstone (Marvin Jones III).

Spider-Man est appelé à la rescousse contre une ennemie invisible qui cherche à s’emparer du V-Max au sein de l’entité Damage Control pilotée par Bill Metzger (Tramell Tillman). Son modus operandi est de prendre temporairement le contrôle des personnes par la pensée. Tout le monde flippe.

We are facing a threat we can’t control!

Spider-Man découvre qu’il s’agit de Jean Grey (Sadie Sink). Ce n’est que plus tard que Spider-Man comprend que Jean Grey est en réalité à la recherche de sa soeur Sara (Olivia Booth-Ford) qui fut capturée par les hommes de Bill Metzger, très intéressé par ce pouvoir dans le but de l’exploiter à des fins commerciales. En fait, Bill Metzger est le salaud de l’histoire.

En parallèle, Spider-Man doit composer avec les sautes d’humeur du Dr Banner (Mark Ruffalo) (cf Hulk) et les apparitions du fantôme de sa tata May (Marisa Tomei), jamais avare de punchlines.

Things could change very quickly, in ways we can’t even imagine right now.

Spider-Man doit aussi apprendre à gérer une nouvelle mutation de son ADN qui décuple ses forces, lui permettant de tisser des toiles de manière organique.

Spider-Man noue une alliance de circonstance avec Frank Castle (Jon Bernthal), alias le Punisher, pour venir à bout de cet enfoiré de Bill Metzger qui a tué la soeur de Jean. En discutant avec Jean, Spider-Man parvient à la convaincre qu’envouter tout New York pour se venger n’est pas une solution. L’arme de Spider-Man est imparable : il présente ses excuses.

I’m sorry I was so wrong.

Jean se détend. Tout rentre dans l’ordre. Bill Metzger disparait de la circulation. Spider-Man n’est pas au chômage pour autant. Il est célébré une fois de plus par la foule en délire. Frank se fait même passer brièvement pour Spider-Man, ce qui permet à Peter Parker de profiter de la fête.

Enfin, Peter renoue le contact avec MJ et son pote Ned qui n’en croit pas ses yeux.

L’EXPLICATION

Spider-Man : Brand New Day, c’est les gens qui sont à la fois le problème et la solution – pas la technologie.

Aujourd’hui, le monde célèbre l’intelligence artificielle dans sa forme générative dans la mesure où elle offre des perspectives incroyables et des relais de croissance économique. Les marchés se frottent les mains pendant que les entreprises pensent aux gains de productivité qu’elles peuvent réaliser grâce à cette technologie. On ne s’intéresse que de très loin au coût environnemental. Et personne ou presque ne s’interroge sur la nature de ses requêtes pour savoir si elles valent la peine de faire tourner des serveurs formidablement énergivores.

Comme souvent, on ne voit que la technologie au détriment de l’humain. Au point de craindre que la technologie puisse effacer l’humain (cf Terminator, Matrix, Prometheus).

Il faut dire que Peter Parker lui-même a recours à une intelligence artificielle pour gérer ses tâches au quotidien (cf Her). Tellement obsédé par cette technologie qui l’aide à mieux travailler, il ne s’est pas rendu compte qu’il s’est progressivement coupé du monde. Pourtant, Jean DeWolff et Yelena Belova lui rappellent poliment les dangers de s’isoler.

Do what you love. And you’ll never work a day in your life!

… Live for the job never ends well. (…) What you need is a real human connection.

Avec Jean Grey, Spider-Man découvre quel est le mal du siècle : se retrouver sous influence. En s’emparant de l’esprit des autres, Jean Grey fait exactement ce qu’une intelligence artificielle peut faire si on lui abandonne son esprit critique : elle contrôle absolument tout.

A dangerous idea.

Spider-Man comprend que l’on ne pas combattre face à une telle force. Elle est contagieuse et s’échappe sans cesse. On ne peut pas la neutraliser et la mettre en prison.

En affrontant Jean Grey, Spider-Man découvre que le problème est plutôt ce que l’on fait de ce pouvoir. Bill Metzger a tué Sara pour s’en emparer. Son intention est d’utiliser ce pouvoir télékinéthique pour normer le monde et devenir l’homme le plus influent de la planète – un peu comme un consortium privé derrière une intelligence artificielle pourrait le faire.

Bill Metzger a l’air tout respectable derrière sa cravate. En réalité, c’est un coquin au sens de Molière. Il est un gros menteur.

He lied to me!

Spider-Man comprend que l’on ne peut pas faire confiance à tout le monde. La technologie n’est pas le problème. Le problème, ce sont les gens derrière la technologie. Car une technologie, aussi puissante soit-elle, reste une technologie. On peut toujours la maitriser.

Spider-Man comprend aussi que les gens sont la solution. Pas forcément besoin de tout débrancher (cf Ready Player One). Si l’intention de la personne qui utilise un outil est bonne, alors tout va bien. Par ailleurs, Spider-Man peut discuter avec Jean Grey, qui n’est pas un robot.

Spider-Man et Jean Grey ont en commun d’avoir vécu quelques malheurs. Peter Parker a perdu sa tata adorée et sa copine. Jean Grey a perdu sa soeur. Tout cela par la faute de méchants. Cette histoire commune les rapproche. Alors tous les deux font leur auto-critique.

Why aren’t you being honest with yourself?

Ils décident d’oeuvrer ensemble pour empêcher Bill Metzger de réaliser son funeste objectif professionnel.

I can’t let you do that!

Certes, cela ne ramènera pas May à Peter, ni Sara à Jean… Mais au moins, la technologie ne fera plus dégâts. Prendre un peu de recul sur la technologie a permis à Peter Parker de se reconcentrer sur lui-même. Il a appris à maitriser ses nouveaux pouvoirs et en plus il a repris contact avec ses copains.

We knew each other, didn’t we…?

Un nouveau jour se lève sur la planète New York.

LE TRAILER

Cette explication de film n’engage que son AUTEUR.

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