EVERYTHING IS A RICH MAN’S TRICK

EVERYTHING IS A RICH MAN’S TRICK

Francis Richard Conolly, 2014

LE COMMENTAIRE

Sur les photos de groupe, on remarque immédiatement celles et ceux qui sont au centre. On prête moins attention à toutes celles et ceux qui sont autour, alors que ces personnes ne sont pas là par hasard. Et si le moustachu avec son air peu sympathique n’était en fait que la marionnette des autres guignols autour de lui sur la photo? Sans parler de ceux qui ne sont pas sur la photo. Qui tire les ficelles? (cf Le Parrain).

LE PITCH

Et si les attentats du 11 Septembre étaient liés à l’attentat de JFK?

LE RÉSUMÉ

Francis Richard Conolly s’intéresse au mystère qui entoure l’assassinat de Kennedy. L’auteur se propose de faire un parallèle avec le 11 Septembre. Pour cela, il fait un travail de généalogie en remontant aux pères de l’industrialisation Américaine. Ceux qui firent fortune grâce au pétrole (cf There will be blood). Harriman, Rockfeller et quelques autres sont parmi les premiers hommes dont la richesse dépasse celle de certains pays. Ces nouveaux Rois s’allient rapidement dans des sociétés secrètes, comme Skull & Bones, dans le but de consolider leur pouvoir (cf Raison d’état).

Discussion of secret societies is something of a minefield, because it so easily invites ridicule. It is very difficult for the general public to accept that the super-rich leaders of the Western World can possibly be as mad and deranged as they actually are.

Avec la guerre de 14, ces individus plus puissants que des nations entières font une découverte majeure:

The first World War taught a very simple lesson: War is good for business (cf Lord of War).

Voyant la menace Soviétique s’élever et profitant de la misère en Allemagne, ce groupe de riches industriels et banquiers sponsorisent Hitler et ses Nazis. Comment l’Allemagne aurait-elle pu se relever aussi vite si elle n’avait pas été aidée par des moteurs Ford, des machines IBM et d’autres grandes compagnies Américaines?

Rich men have been hiring thugs to do their dirty work since human civilization began. What people have to try to appreciate is that Nazism in reality was simply the first time in human history that the rich had enough wealth to hire an entire country of thugs to do their dirty work.

Pendant la seconde guerre, les liens entre le gouvernement Américain et l’industrie du crime se resserrent. La CIA et la mafia deviennent les deux faces d’une seule et même pièce.

Quand Kennedy arrive au pouvoir en pleine guerre froide, il promet une détente ainsi qu’un grand ménage, alors que son père Joseph Patrick faisait pourtant des affaires Sam Giancana à l’époque. Industriels, politiques, services secrets, mafieux… trop de personnes importantes veulent sa disparition. Avec la baie des cochons, Kennedy signe son arrêt de mort. Sans jamais s’asseoir une fois ensemble autour de la même table, tous ses ennemis s’accordent sur l’assassinat de Dallas. Le bourbier fut tel que l’opinion s’y est perdue – bien aidée par les médias. Plus le mensonge est gros… 

Même scénario avec les attentats du 11 Septembre (cf Fahrenheit 9/11), lorsque les Islamistes ont remplacé les Soviétiques dans le rôle de l’ennemi. Diviser pour mieux régner. Francis Richard Conolly note qu’un mémo de la CIA circulait déjà à l’époque de la Baie des cochons pour vanter l’efficacité des détournements d’avion ou des destructions d’immeubles officiels afin de susciter un mouvement d’indignation nationale. Bizarrement, les attentats terroristes se multiplient partout. Deux tours s’effondrent comme des HLM. Les témoignages bidons se succèdent…

9/11 was, in reality, just another CIA special-effects movie production; and it really has become the Kennedy-assassination’s almost twin. (…) All terrorism is fake. It is military deception, practiced by the rich upon the poor in an ongoing class war. And the most important weapon at their disposal in this class war are television presenters.

On en ressort avec plus de sécurité nationale, accompagnée de plus de caméras de surveillance et moins de libertés individuelles – en échange de pain et de jeux. Depuis les Romains, les puissants continuent ainsi d’accroitre leur domination.

George Orwell ne disait pas autre chose.

If George Orwell was still alive today and he was asked to comment on all the significant events of the last decade, it’s quite likely he would simply restate the Orwellian definition of totalitarianism, which is « a society living by and for continuous warfare in which the ruling class have ceased to have any real function but succeed in clinging to power through force and fraud, » and then ask whether that sounds like the world we live in.

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L’EXPLICATION

Everything is a rich man’s trick, c’est la possibilité d’un complot.

La paranoïa des théoriciens du complot est sans limite. Ils ont une explication pour tout, n’ont pas peur de faire des raccourcis et leurs démonstrations sont souvent fragiles. On dit d’eux qu’ils voient le mal partout. Parmi les conspirations les plus connues, on retrouve celle de l’homme qui n’aurait pas marché sur la lune (cf First Man). Des Juifs qui gouverneraient le monde. Du virus du SIDA qui aurait été créée dans un laboratoire pour maitriser la surpopulation mondiale. Michael Jackson (cf Leaving Neverland) et Adolph Hitler qui ne seraient pas morts. Peut-être même Elvis Prestley. Pourquoi pas Jacques Chirac et Johnny? Difficile de déterminer quelle théorie est la plus originale.

Toujours est-il que ces théoriciens font de moins en moins sourire. Près de huit Français sur dix croient à au moins une théorie du complot. Huit sur dix, c’est beaucoup. Surtout pour des cartésiens comme nous.

La théorie du complot prend tellement d’ampleur qu’on parle aujourd’hui de fake news, ce qui n’est pourtant pas nouveau. La propagande et la désinformation existent depuis la nuit des temps. À travers les fake news, les médias nous disent ce que nous pouvons croire et ce que nous ne devons pas croire – pour nous aider soit-disant à nous faire notre propre opinion. Le gouvernement a même adopté une loi à ce sujet. On n’a plus le droit de dire n’importe quoi. Qui détermine ce qui tombe dans le registre du n’importe quoi?

S’agit-il là d’une tentative éhontée pour museler la suspicion générale? Ou d’une nouvelle théorie du complot?

En se rangeant derrière les conspirationnistes, le risque est de se mettre en quête malsaine du mensonge systématique. Les attentats de Strasbourg? L’incendie de Notre Dame? L’agression d’Alain Finkielkraut? La limite est fine entre tout remettre en cause et finir par faire la promotion du tous pourris, même si les scandales gouvernementaux nous font douter. Soutenir ces théories saugrenues menace les fondations de nos nobles institutions, la clé de voute de notre équilibre social. Ce qui pourrait nous conduire à la Révolution, voire à l’anarchie (cf Joker). Voilà autre chose dont nous pourrions avoir peur.

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Restons vigilants à ne pas relayer tout et n’importe quoi, sans y avoir réfléchi au préalable. N’avalons pas toutes les couleuvres cinématographiques sans nous interroger un minimum. Renseignons-nous avant de trancher. Souvenons-nous de Timothy Leary, écrivain psychologue, qui nous invitait à penser par nous-mêmes et questionner l’autorité. Quitte à prendre un peu de LSD au passage.

Ne jetons peut-être pas non plus toutes les théories du complot aux ordures, car ce serait abandonner une recherche de la vérité plutôt saine (cf Zodiac). Une volonté de ne pas prendre tout ce qu’on nous sert pour argent comptant. N’écarter aucune option. La possibilité que le gouvernement américain se soit allié à la mafia pour supprimer son Président parait tout simplement hallucinante. Plus que la possibilité que Lee Harvey Oswald plante plusieurs balles dans la tête du président, depuis un immeuble isolé, avec une carabine pourrie, en l’espace de quelques secondes? Comment George W Bush aurait-il pu être derrière l’attentat du 11 Septembre? Mais comment a-t-il pu rester sans réaction dans une école primaire de Floride lorsqu’il a appris la terrible nouvelle?

Ne soyons pas le mouton de plus qui penserait que les footballeurs sont les seuls athlètes qui ne se dopent pas (cf Icarus). Ou que Jésus a changé l’eau en vin. Dans le respect des croyances de chacun, bien entendu.

LE TRAILER

Cette explication n’engage que son auteur.

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